Je suis retourné en boite musicale ! Je n’avais pas mis les pieds en discothèque depuis longtemps pour cause de gênes. En effet, chaque fois que j’y retourné, j’en sortais au bout de quelques minutes me disant que c’était la dernière fois, que de danser sur des beats commençait à me faire mal aux fesses, que de devoir faire le play-back de chaque morceau fatiguait les lèvres ! En somme j’en concluais qu’il faudrait me forcer à l’avenir pour que je retourne dans ce genre d’établissement !
On m’a donc forcé ce week-end, ne pouvant refuser (je l’ai tout de même fais une bonne dizaine de fois) j’y suis donc allé avec le sourire. Première impression : Tiens vingt euros l’entrée, ça doit vraiment être bien ! J’oubliais en vérité que mes dernières sorties se fesaient dans ma petite ville natale Caen. Ici tout est doublé, la consigne, deux euros s’il vous plaît. D’ailleurs, ne demandez plus aux meufs pourquoi elles achètent toujours des nouveaux sacs ! Ces derniers s’usent rapidement à cause de tous les manteaux, portes feuilles, vestes ou autres lunettes que l’on amassent dans ces malheureux petits bagages afin d'économiser quelques euros en consigne.
Une fois passé toutes ces étapes, nous ne retrouvimes dans une sorte de hall dans lequel étaient adossés plusieurs types, souvent sappés américainement. On ne m’avait pas dit qu’ils tournaient un clip ici ! Bon, désillusion, aucune caméra à l’horizon, en revanche de plus en plus de mecs et de nanas qui ne font que de se regarder dans les miroirs qu’offrent cette ravissante discothèque, qui se tiennent comme si tous les yeux étaient braqués sur eux. Je n’en puis plus !
Tiens, j’avais omis cet homme ! Celui que je croisais très régulièrement dans les endroits que je fréquentais dans ma province, cet individu en fait, je l’appellerait, le chasseur, mais ne sachant que viser.. Ce personnage est de toute façon un homme, souvent très élégamment habillé, seul. Il choisit où danser en fonction de ses proies qu’il a prit en visu à disons quelques dix mètres. Petit à petit (en général au bout de douze secondes), il tente une approche hâtive d’une des meufs du groupe en dansant le bassin incliné vers l’avant, tant que possible. […] Puis, après ce refus, il lève la tête, reprend son fusil de chasse type sniper et vise… Il voit ! Et file à sa manière de marcher en dansant vers ses ou sa proie.
Moi j’ai tenté de faire ça une fois … Après avoir essuyé quelques refus, je me suis vite découragé. Mais comment font-ils ?
En bref, je n’ai pu tenir dans cette boîte musicale qui, en passant, s’appelle le Gibus, que deux heures. A dire vrai, j’en avais marre de regarder Trace TV en dansant. . .
A ceux qui me comprenne. Gros bisous.